Partir...

Aujourd'hui j'écrit. Tout le monde en cours était triste. Mais faut-il préférer une vraie tristesse à une fausse joie??? Tout le monde en avait assez du lycée, voulais partir ou travailler... Moi, quand je serais grande j'aimerais étudier. Partir loin d'ici et aimer la vie. Laisser tomber les amis qui n'en sont pas vraiment et jouer dans la cours des grands....
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# Posté le mardi 07 octobre 2008 11:21

That it was no reasonnable...

That it was no reasonnable...
Critique « Le Fil sous la Neige » des Colporteurs


Dans la nouvelle production des Colporteurs, intitulée "Le Fil sous la Neige", la connexion avec le public se fait instantanément. Ce lien se crée grâce à l'émouvante histoire d'Antoine Rigot, le metteur en scène, qui nous introduit dans son univers de saltimbanques, fait de prouesses techniques et clownesques.
En effet, sous nos yeux émerveillés se déroule l'histoire d'une communauté en quête de liberté! On comprend alors que ces fils suspendus sont comme la vie: on peut tout y tenter, mais ça peut devenir dangereux... Ici les fils sont mis à la disposition des sensations, et chacun y retranscrit ses sentiments. C'est une histoire où les personnages évoluent en même temps, mais à des niveaux différents, une histoire de rencontres, de conflits, de charmantes et parfois vaines tentatives de séduction!
Dans "Le Fil sous la Neige", les funambules errent et évoluent sur leurs fils, comme s'ils cherchaient quelque chose de métaphysique; en alliant beauté absolue et légèreté extrême!

# Posté le mardi 27 mai 2008 12:40

Don't be reasonnable..

«L'homme est tout ce qu'on voudra, mais non pas raisonnable.»
[ Oscar Wilde ]
Don't be reasonnable..
# Posté le lundi 26 mai 2008 13:04
Modifié le samedi 31 mai 2008 10:27

Hard Hearted Hannah...

Le voile blanc

Lors de mon dernier voyage à Savannah, il y a sept ans, j'ai rencontré une funambule du nom d'Hannah. Jusqu'à aujourd'hui je ne m'étais pas rendu compte à quel point cette rencontre a influencé ma vie et c'est, je crois, cette prise de conscience et de recul qui fait qu'en ce moment, ma main court sur la feuille blanche posée devant moi.
Je l'ai vue la première fois, un début d'après-midi, dans un parc. Elle était assise sur un banc, en face d'un kiosque à musique, balançant ses pieds d'avant en arrière et lisant un livre français. Ce jour-là, un chapiteau se dressait au centre du parc. Quelques clowns et autres extravagants paradaient dans la ville, et une voiture surmontée d'un haut-parleur circulait dans les rues pour annoncer les prochains spectacles. C'est principalement ce qui m'avait conduite au parc : le cirque ! Je regardais le chapiteau se monter, grâce à ses hommes que je qualifiais de « magiques », capables de transformer un espace vide en un lieu spectaculaire... ! Des marchands ambulants m'entraînèrent dans un cortège de musiciens qui allaient s'installer dans le kiosque. À ce moment, j'aperçus Hannah. Elle avait lâché son livre et fixait les musiciens d'un air joyeux. Ce même air qu'elle a encore quand je la regarde dans les yeux : et quel que soit le sentiment qu'elle exprime, je revois ces musiciens, et la foule toute autour d'eux, qui danse harmonieusement. Il se mit soudain à pleuvoir. La foule s'éparpilla pour se mettre à l'abri ; seule Hannah restait. Elle mit son livre sous sa veste et avança lentement sous la pluie. Elle souriait encore, et se mit à fredonner un air de jazz. Les musiciens déçus s'en allèrent et je pris leur place sous le kiosque. Hannah chantait, je lui donnais la mesure. Le duo prenait forme. Elle entama alors une étrange chorégraphie, faite de mouvements amples, lents et gracieux, une chorégraphie d'équilibriste. Je ne me rappelle plus qui a pris la parole en premier, mais qu'importe, le tout c'est qu'on se soit parlé. Je me souviens de son air détaché qui m'avait donné rendez-vous au cirque le soir même, ce rendez-vous, je m'en souviendrais toujours... Ce fût le début de tout, de notre amitié, de notre carrière, de notre célébrité aussi. Ce soir-là, le chapiteau fut plein. Il ne restait pas une seule place ! J'étais coincée entre deux marmots qui s'échangeaient barba papa et pop-corn. Je me régalais autant qu'eux à la vue du spectacle : les clowns, les acrobates, les voltigeurs, les dompteurs et... La funambule ! J'étais totalement fascinée par ce c½ur solitaire suspendu à un fil. Je ne le savais pas encore, mais cette fascination allait devenir ma vie. Un esprit d'émerveillement s'est emparé de mon corps ce soir-là, et il subsiste toujours... ! À la fin du spectacle, je suis restée assise, sans bouger, jusqu'à ce que le chapiteau se vide. Je ne sais pas pourquoi, je suppose
que j'espérais inconsciemment revoir cette femme marcher dans le vide. Un groupe d'artistes étaient entrés pour démonter leur matériel, elle aussi ! Elle me reconnue et s'avança vers moi en me demandant si j'avais aimé le « show » comme elle disait ! Si ça m'avait plu ? Mais quelle question, j'avais adorée, j'avais été déroutée ! On sortit boire un verre dans un café non loin du parc. Elle m'expliqua le fonctionnement du cirque, me parla de tous les artistes, d'elle aussi... Elle parlait vite en faisant de grands gestes avec ses mains et s'arrêtait en me regardant droit dans les yeux, comme pour deviner mes pensées. Je l'écoutais attentivement, captivée par son univers. Vers deux heures du matin, je rentrais chez moi, avec une idée saugrenue en tête, une idée qui ne m'avait pas quittée de la soirée. On devait se retrouver le lendemain à onze heures, je lui exposerais mon projet. J'arrive encore à ressentir le sentiment qui m'habitait avant de lui parler. J'avais peur, mais d'une peur sereine, ou quelque chose du même genre ! J'étais persuadée que ça lui plairait, et j'ai eu raison. Une demi-heure après lui avoir parlé, on se retrouvait avec le directeur du cirque, lui aussi enjoué par la nouvelle, mais tout de même un peu sceptique. Il voulait un essai le soir même ! Hannah se mit directement au travail, pendant que j'allais chercher mon violoncelle ! Ce fut un spectacle fantastique, un numéro d'équilibriste sur fond de violoncelle...
J'avais réussi à intégrer la troupe, et partais en tournée la semaine suivante, le temps de régler mes affaires courantes. Notre « show » était connu dans tout l'univers du cirque. On avait construit une « sorte » de kiosque à musique au centre de la piste, où je me plaçais pour jouer, et Hannah dansait sur son fil au-dessus de moi. Notre duo devint célèbre, et l'on nous demandait de jouer dans des théâtres et autres salles de spectacles. Tout était si rapide, tout s'enchaînait si vite... Mais Hannah et moi étions protégées et coupées de ce monde par notre bulle d'art, fait d'osmose et d'amitié. Une amitié durable et sans faille. Une amitié qui dure depuis sept ans, et qui a commencé devant un kiosque à musique !
J'ai tout abandonné pour notre spectacle, pour notre amitié, pour notre art. Chaque jour je rencontre des gens qui me demandent comment j'ai fait pour donner la priorité à ce qu'ils nomment « futilités ». Je leur réponds simplement que c'est la vie qui a choisi pour moi, et que ses « futilités » m'apportent bien plus que n'importe quoi d'autre. Ensuite je leur demande ce qu'ils choisiraient entre un dîner de famille et une soirée au cirque... Vous devinez la suite !


# Posté le lundi 26 mai 2008 12:54

Controlled roughness

Controlled roughness
Critique "Tendre Jeudi" de Mathieu Bauer :


Dans son adaptation de "Tendre Jeudi" de Steinbeck, Mathieu Bauer nous entraîne dans une langueur californienne grâce à un décor interactif, quasi-cinématographique à la musicalité intense et exotique.
Il s'agit ici d'une cellule d'individus illusionnistes, perdus et aliénés, à la quête d'une Utopie, qui cherche à réinventer, à réorganiser, le tableau pittoresque de la "générosité collective d'une communauté". Ce sont des personnages qui deviennent des Individus, empathiques, obsessionnels et blessés, et qui utilisent un langage âpre, réaliste et romantique pour décrire le burlesque des situations qu'ils vivent. En effet, ces protagonistes imbibés de sentiments, nous font découvrir l'importance des connexions humaines, et nous dévoile la dépendance que chaque être humain à envers sont prochain.
"Tendre Jeudi" est une histoire intemporelle, une véritable invitation à la générosité et à la tendresse. C'est un spectacle drôle, émouvant, et sans jugements!

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# Posté le dimanche 25 mai 2008 12:50